dimanche 3 septembre 2017

Jeu Beauty and The Beast


A l'occasion du concert de Beauty and the Beast, le 21 septembre prochain au Théâtre Clavel, nous avons le plaisir de vous faire gagner 3 invitations pour deux personnes et cinq CDs du groupe. Pour participer rien de plus simple, il suffit d'envoyer un email à l'adresse suivante : myheadisajukebox@gmail.com en précisant "Beauty and the beast" dans l'objet. Bonne chance et bonne rentrée à tous !

Grit : « Shred of tales »



Dans la foulée de deux excellents Eps (chroniques ici), Grit continue sur son excellente lancée. On retrouve donc, avec bonheur, ce rock racé, mâtiné de power pop, qui pour une fois ne se revendique pas des années 70 mais trace sa propre voix, en équilibre entre décibels envoyés avec conviction et des petites audaces sonores dans les arrangements qui suffisent à élever le tout au-dessus de la moyenne (cf. « Sister », "Divided by two"). Une batterie solide (« Ready or not ») et une voix manquant de s'étrangler sur chaque titre complètent le tableau. Mais le quatuor impressionne surtout par son entregent, son énergie dévastatrice et cette tension sous-jacente qui habite les morceaux et semble sur le point d'éclater à tout moment. Un album d'excellente facture et un groupe à découvrir.

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samedi 2 septembre 2017

Carousel Vertigo, Dr Feelgood les Halles, 01/09/2017


Hier soir, dans la petite salle surchauffée au sous-sol du bar rock des Halles, le bien nommé Dr Feelgood, les franco-américains Carousel Vertigo présentaient, en live, leur nouvel album (chronique ici) à paraître le 29 septembre prochain et tant pis pour les grincheux qui réclament, toute la soirée durant, « le troisième titre du premier album ! ». Car avec ce nouvel effort, Carousel Vertigo s'impose comme une terrible machine à rock n'roll, le terme est choisi avec soin, en l'espèce, le roll à toute son importance, comme ils le prouvent en reprenant avec maestria Chuck Berry. Le fond reste très marqué par le hard rock des années 70, Led Zeppelin (le guitariste Jansen arbore un magnifique tee shirt millésimé 1977 du groupe) et Deep Purple (cf. l'orgue). Pourtant sans rien renier de son appétence pour les décibels qui font tâche, le quartet fait preuve d'une ouverture intéressante vers la musique noire américaine, l'harmonica endiablé nous ramène vers le blues alors qu'une mini section de cuivres, sax et trompette (sept musiciens sur la minuscule scène, ça se bouscule!) viennent apporter un supplément de swing et de soul. Les titres s'enchaînent comme des perles énergie et bonne humeur sont au rendez-vous, on passe une bonne soirée et suivant les mots du guitariste Jansen : « On transpire ensemble, c'est cool ». A la guitare, Vince, le chanteur, et Jansen s'échangent les positions rythmiques et solistes lorsque le groupe attaque « Don't take it to the heart », le moment émouvant de la soirée comme l'explique, en anglais, Jansen : « On pensait en avoir fini avec le nouvel album et puis il y a eu la fusillade au Bataclan. J'ai tourné autour du riff, puis Vince et les autres gars sont venus et en une journée on avait fini la chanson ». Un moment extrêmement émouvant en fin de cette très belle soirée de rock et de roll.

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Peter Perrett : « How the west was won »



Déjà, en 1978, à la tête de son groupe The Only Ones, Peter Perrett, en bon fan de Bob Dylan et du Velvet Underground, faisait figure d'exception au sein de la scène punk anglaise. L'âge aidant, Peter laisse maintenant libre cours à ses obsessions musicales avec ce deuxième album solo qui paraît vingt ans après le premier (« Woke up sticky », 1996) et un long combat contre les addictions diverses qui ont grandement parasité sa carrière et sa vie personnelle : c'est le come-back surprise de l'année ! Et il est réussi haut la main ! Le temps a ceci de formidable, il nous débarrasse du superflu et nous invite à ne retenir que l'essentiel. Dans le cas de Peter, il s'agît de la musique. Ce nouvel album est formidable, les titres s'enchaînent comme autant de classiques instantanés, sans ostentation aucune, articulés autour des guitares, basse et batterie, petites perles pop qui attendaient sagement de voir le jour. Intemporelles, les chansons sortent aujourd'hui comme elles auraient pu être enregistrées à la fin des années 1960 dans le sillage de celles de ses idoles dont l'influence est particulièrement prégnante sur ce disque. Un merveilleux sens de l'épure qui n'est pas sans rappeler deux autres come-backs récents (et très réussis aussi), ceux de Bill Pritchard et de John Cunningham. A (re)découvrir.

Peter Perrett, live sur le plateau de Nulle Part Ailleurs, en septembre 1996 : 

vendredi 1 septembre 2017

Cory Seznec : « Backroad Carnival »



Globe trotteur infatigable et bien décidé à ne rentrer dans aucune case prédéfinie, Cory Seznec est de retour, avec un deuxième album sous le bras, enregistré après un séjour de trois ans et demi en Ethiopie. Pour autant, notre homme ne s'est pas jeté à corps perdu dans la musique africaine mais a plutôt décidé d'inclure cette dernière (au sens large) dans ses influences au même titre que le blues, le folk, la soul ou la country. Un agrégat musical somptueux que l'on retrouve ici dans toute sa splendeur et servi avec passion. Le risque d'un album patchwork, décousu a été intelligemment évité par l'artiste grâce à sa qualité d'écriture et une interprétation hautement personnelle des différents idiomes précités, mélangés avec une maestria rare. Peu importe, en effet, la diversité des styles abordés, l'essentiel étant que le disque possède une véritable âme, une personnalité qui s'exprime soit à travers les cordes d'un banjo (« Hawk on a haystack », « Let it all go ») ou d'une guitare congolaise (« Tattered Flag »). Ainsi, c'est toute son humanité que l'artiste nous donne à écouter le long de ces dix plages, son expérience (« Colette bar & restaurant ») et ses voyages aussi (« Zanzibar (Ebb & Flow) »). Et lorsque cette dernière est servie par une telle qualité d'écriture, d'interprétation (« Sell you my soul », « Pigeon man ») et une production privilégiant un son intime et chaleureux, la proposition musicale ne peut être que de très haute tenue. A écouter d'urgence.

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